Articles récents

Archives

Sujets

Meta

Ma Musique



Guruu
Quantcast

L’Ecole Française des Affaires

Par Mourad | août 9, 2008

Qui ne s’est jamais di en septembre “Ow ! Déjà fini les vaccances ?” en se plaignant de ne pas en avoir assez profité ? Vous ? Sérieux ? Je n’y crois pas !

Moi en tout cas il ne s’est jamais passé un été sans que je ne me plaigne de la vitesse injuste du temps quand il s’agit de moments amusants. Cet été là, pourtant, j’avais pour la première fois depuis très longtemps passé de vraies vacances. Après la galère de recherches d’écoles, de concours, d’inscription, des 14 RDV au consulat d’Italie avant de finalement m’y pointer avec un dossier complet, j’avais finalement réussi à aller en Italie où j’ai passé deux semaines de rêve !

En revenant au Maroc, j’ai cru commencer à comprendre ce qu’on dû ressentir Adam et Eve quand ils ont été banni du Paradis. Une chose était sûre, quitte à refaire 14 fois l’aller-retour de chez moi au consulat, à refaire 14 fois la queue sous le soleil impitoyable, j’allais y retourner dès qu’une occasion se présenterais.

Les vaccances étaient donc finies et j’allais entrer dans l’enseignement supérieur dans quelques jours. Tout juste le temps de se préparer psychologiquement (une dure préparation à base de glandage intensif). Le concours de l’EFA s’était bien passé, j’avais très bien réussi les épreuves de logique, de maths, de français et d’anglais. Un peu moins celle d’arabe.

EFAA l’EFA, avant de commencer les “vrais” cours, on a trois semaines de ce qu’ils apellent “la session intensive”. Pendant ces 3 semaines, on n’a que 3 matières : Français, Anglais et Arabe, le but étant de remettre à niveau ceux qui ont des lacunes. Après les trois semaines, l’emploi du temps prends du poids. Sérieusement ! Avec tout l’encre en plus, le poid de ma feuille d’emploi du temps a au moins doublé ! De nouvelles matières viennent envahir ce qui va devenir notre quotidien pendant 2 ans : Logistique, Comptabilité Générale, Comptabilité Analytique, Marketing, Maths Financières, Economie, Droit, Informatique, et je suis sûr que j’en ai oublié une ou deux !

En plus de ces nouvelles matières, un bloc mystérieux est apparu dans la case Vendredi après-midi : “Réflexion”. Vont-ils nous formater au point de nous ré-apprendre à réfléchir ?

A côté de ces matières aux noms soporifiques, l’EFA présentait aussi un système disciplinaire pour le moins original. Loin de moi l’idée de prôner le système des fac (quoique…), les jeunes bacheliers ont souvent besoin d’encadrement pour leur éviter de déborder. Là ce n’est plus de l’encadrement, c’est de l’étouffement !

Mon premier jour de cours, on commence avec l’Anglais. Au bout de 20 minutes je passe à deux doigts de me faire exclure du cours. Motif : Sourire. Ce n’est pas sérieux de sourire ! Comme si pour nous préparer à la vie professionnelle, il fallait nous habituer à ne plus être heureux…

Quand l’Usine EFA vient de s’approvisionner en matières premières bacheliers, le processus de production est plutôt rigoureux pour produire après 4 semestres un technicien supérieur en commerce et gestion, servit aux clients entreprises en conserves. J’espère tout de même Que la boîte de conserve de la marque “Mourad” se vendra mieux que ses camarades après ettiquetage du diplôme. La concurrence est rude mais j’y arriverais !

Sujets: Non classé | 2 Commentaires »

“vacances” d’été ?

Par Mourad | juillet 17, 2008

Quand on vient d’avoir le bac, on s’imagine qu’on va passer le meilleur été de notre vie, que comme pendant les 13 derniers étés, on va replonger dans l’insouciance totale en attendant septembre où la rentrée se fera spontanément… quelle erreur…

Moi je voyais mon avenir tout tracé depuis le collège. A l’époque, je disais qu’après le bac “J’allait faire un IUT informatique en France, pendant mes études je ferais des sites web en freelance pour me faire de l’argent de poche, une fois que j’aurais mon diplôme, je travaillerais pendant deux petites années tout en continuant mon business en freelance. Ensuite j’aurais assez d’argent, d’expérience et d’idées pour monter ma boîte de services web. A 30 ans je serais riche !“. Et j’y croyais dur comme fer !

Si j’étais doué pour m’imaginer dans des situations idylliques, même en établissant un plan d’action précis et concret, le secret du passage à l’acte a toujours été une énigme pour moi. Les IUT commencent à recevoir les dossiers d’inscription en Mars. Et que faisais-je en Mars ?

J’allais donc, au grand soulagement de mes parents (qui ne me voyaient pas encore assez autonome pour vivre seul en France), étudier au Bled. En apprenant que mes deux meilleurs amis allaient eux aussi rester à Casa, j’ai facilement surmonté l’effondrement de mon (ennième) rêve. “C” qui avait raté son bac allait étudier l’audiovisuel à Studio M et “I” était décidée, elle visait un BTS en Commerce et Gestion à l’EFA. Elle avait d’ailleurs déjà réussi le concours de Mai.

“Ce serait sympa si j’étais avec l’un des deux”, me disais-je. En fait, en bon directeur financier et recruteur, mon père m’avait dressé une liste d’écoles par ordre de préférence. L’EFA n’y était qu’en 3ème position après l’ISCAE et l’ENCG. J’ai malgré tout décidé de m’y fier.

La veille du concours de l’ISCAE j’ai revu mon programme de maths de terminale. Le jour J, j’étais prêt, sûr de moi. Je m’attendais en fait à un concours visant à s’assurer de l’aptitude des futurs étudiants de l’ISCAE à suivre la formation. En réalité, ce concours était un véritable filtre destiné à ne laisser passer que l’élite. Peu importe si tu as déjà des notions en Marketing, si tu es à l’aise à l’oral, si tes idées sont structurées. Ils veulent des étudiants qui ont l’habitude de bosser dur en dehors des cours. Du moins c’est la seule explication que j’ai trouvé au fait qu’ils nous évaluent sur des chapitres de maths n’ayant pas de rapport avec la finance. En gros j’ai raté le concours quoi.

Les ENCG quant à elles jugeaient un bac STG à 12.20 de moyenne indigne de les rejoindre. Sauf l’ENCG d’Oujda. J’ai donc pris le train Casa-Oujda la veille du concours à 21h. Un trajet dont j’ai passé les 3 premières heures debout, bercé par les douces et silencieuses ondulation d’un train en excellent état (est-il necessaire de préciser qu’il s’agit d’ironie ?).

J’ai finalement réussi à me trouver un compartiment agréable. Pendant deux semaines j’avais fait la fête non-stop. A cause de mon manque de sommeil et aussi un peu à cause des résidus dans mon sang, je n’ai pas résisté longtemps au pouvoir soporifique des paysages défilant à toute vitesse à travers la vitre.

Arrivé vers 6h du mat’, encore à moitié endormi j’ai foncé en taxi vers l’ENCG. Je pensais que j’allais passer le concours et rentrer à Casa le soir même pour aller le lendemain matin faire la queue au consulat d’Italie (Bah oui, j’avais prévu de partir en vacances…).Une fois devant l’ENCG, j’apprends que le concours s’étale en fait sur plusieurs jours car juste après l’écrit viennent les résultats puis l’oral puis les résultats puis je ne sais quoi… et demain j’ai rendez-vous au consulat d’Italie… rho et puis zut ! Tant pis pour l’ENCG !

Ce n’est qu’a midi dans le train de retour vers Casa que j’ai réalisé ma connerie. En réalité, je venais de faire un choix. Je venais de choisir l’école que mon père avait mit en troisième position sur sa liste de préférence. J’allais passer le concours en septembre et j’allais le réussir parce que cette fois je n’allais pas foncer tête baissée. J’avais bien l’intention de me procurer des sujets des années précédentes et de bosser parce que si mes acquis et ma présence en cours avaient toujours suffit à me faire réussir de justesse au lycée. Je devais aborder mon entrée dans l’enseignement supérieur du bon pied !

Sujets: Non classé | 1 Commentaire »

La fin du début…

Par Mourad | juillet 14, 2008

Tout commence le 2 Juillet 2007, une date charnière pour les 550 élèves de terminale du Lycée Lyautey de Casablanca. Ce jour là, à 15h sera affichée la liste des admis au Baccalauréat. Une mauvaise nouvelle pour certains mais qui a plongé la plupart des élèves venus dans une euphorie intense.

J’étais devant la porte à 14h, à la fois inquiet et surexcité, inquiet car j’avais passé toute l’année (toute ma scolarité ??) à m’éclater. Les deux semaines de “vaccances” sensées être réservées au bachotage étaient passées si vite qu’entre deux soirées ou deux parties de billards, je n’avait respecté que les deux premiers jours de mon superbe programme de révision.

A présent, le moment de vérité était venu. Les dés avaient été jeté quelques semaines auparavant et j’étais sur le point découvrir ce que mon pari hasardeux allait donner. C’est donc dans un stress profond mais muet (car dissipé par la rencontre de mes anciens camarades) que j’ai attendu cette heure qui fut la plus longue que j’aie jamais connu.

Quand les portes du lycée se sont ouvertes, hormis les quelques parents d’élèves, le mouvement de masse fut impressionnant. Plus de 150 personnes avaient traversé la porte en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Les cris de joie se firent entendre après quelques secondes à peine.

Après avoir attendu une heure, ce ne sont pas quelques secondes qui auraient fait la différence… j’ai donc attendu qu’un passage assez large me soit visible pour entrer. Tous les profs de terminale étaient là, souriants devant l’image de leurs élèves criants leur joie.

Quand j’ai vu mon nom sur la liste, mon corps s’est mit à agir sans le consentement de ma conscience. Je sautais et criais comme un dément “J’AI MON BAAAAC !!!!”. Je fonçais dans la cour, débardeur sur la tête, comme un footballeur qui vient de marquer le but de la victoire.

Je venais de recevoir le plus beau cadeau d’anniversaire dont je pouvais rêver. Ce soir j’allais fêter mes 19 ans avec mon changement de statut. Mon grade de lycéen était désormais de l’histoire ancienne. Je venais d’atteindre un but (qui allait devenir un moyen). Le bac était pour moi comme pour tous mes camarades un grand début en plus d’être une fin décisive. Mais j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendais, je n’en avait rien à foutre à vrai dire. Une fête mémorable s’imposait.

Sujets: Non classé | 5 Commentaires »