En gestation depuis plus de deux ans, le projet de création d’une Université internationale à Rabat, soutenu par SM le Roi Mohammed VI et le Président français Nicholas Sakozy, commence à prendre forme.
L’université sera en effet construite sur un terrain de 20 hectares, gracieusement offert par l’Etat marocain au niveau de la technopole de Salé. Une visite a été organisée, vendredi dernier à Rabat, sur le lieu du projet pour le consortium académique et industriel qui prendra part à cet ambitieux projet, initialement porté par Noureddine Mouaddib, Professeur à l’Université de Nantes.
Selon Noureddine Mouaddib, l’Université privée ouvrira ses portes en septembre 2009 dans des locaux provisoires, en attendant la mise en place des locaux définitifs. Pluridisciplinaire, l’UIR (Université Internationale à Rabat) projette de former quelque 5000 étudiants par an et livrer annuellement un millier de diplômes.
Ce méga projet éducatif qui accueillera également un millier d’étudiants en formation continue, ambitionne de porter cet effectif à 10.000 étudiants à l’horizon 2010.
Le projet de l’Université internationale de Rabat se concrétise
En tant qu’université élitiste cherchant l’excellence, le coût estimatif des études est évalué à 10.000 euros par an et par étudiant. Selon les initiateurs du projet, ce prix ne devrait pas choquer lorsqu’on connaît le coût qu’exigent les formations de pointe. « Les études d’un ingénieur de l’Institut national des postes et télécommunications coûtent à l’Etat la coquette somme de 95.000 DH par an », indique M.Mouaddib à titre d’exemple, comme pour convaincre les plus sceptiques.
Bien entendu, l’UIR envisage d’octroyer des bourses aux 20% des étudiants et offrir la formation à 3% d’entre eux. Deux critères seront retenus pour sélectionner les étudiants devant profiter de ces deux offres, l’excellence dont le mérite, et des conditions sociales défavorables.
Le corps enseignant qui assurera la formation sera hétéroclite, puisque 50% des enseignants chercheurs permanents seront recrutés suivant un appel à candidature international, 30% de l’effectif sera assuré par les universités partenaires, 10% par le consortium industriel et 10% par la diaspora marocaine.
Enfin, les formations seront aussi diversifiées que possible pour répondre à cette vocation internationale. Les étudiants qui évolueront dans un complexe intégré auront à choisir entre les études de management, finance et fiscalité, de sciences politique et sciences juridiques, aéronautique, automobile et naval, architecture ou des études pétrolières et énergies renouvelables. Cette première offre sera complétée par la suite par des études de santé, d’agro-alimentaire et agro-industrie ou des études d’environnement et de développement durable.
Source : Maroc info
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