La majorité des élèves ne commencent à se poser cette question qu’après avoir connu les résultats du baccalauréat. Une fois le fameux passeport des études supérieures en poche, ils commencent leur quête de la bonne filière et surtout de l’école qui répondra le mieux à leurs objectifs en respectant leurs contraintes. Mais faute de temps et d’expérience, ils parfois des choix sans même savoir s’il y a de réels débouchés.
Le déficit d’orientation est la première cause d’échec dans les études chez les candidats, et tout cela à cause de l’absence de préparation de ces jeunes. Le choix de la spécialisation doit commencer bien avant l’année du baccalauréat en fonction de l’intérêt que l’on a pour une filière ou une autre et de nos capacités.
On y pensant bien avant, on élimine le risque du mauvais choix, et on évite la frustration de devoir suivre des études non désirées ou de subir un retard à cause d’un changement de filière.
Mais le fait de trouver la filière idéale n’est pas facile, surtout pour ceux qui ont des notes moyennes qui ne leur permettent pas d’accéder aux grandes écoles publiques. La tâche se complique aussi par le nombre d’écoles privées, on en compte pas moins de 100 sur le territoire, qui propose plusieurs filières (BAC+2, BAC+4 et BAC+5)...
Malgré ces difficultés on peut se baser sur quelques critères tant pour le privé que pour le public :
- La capacité et le désir : on doit se poser la question « est ce qu’on a le pouvoir de suivre ces études et est ce que c’est vraiment ce qu’on veut »
- Les débouchés : si pour la majorité des écoles publiques ils arrivent à atteindre un taux de 100%, même si des fois ils doivent attendre un peu, aucune école privée ne communiquera un taux d’insertion bas qui nuira à son image, donc ce n’est pas la peine de demander. Pour en savoir davantage, il faut se renseigner auprès des anciens élèves et des cabinets de recrutement qui peuvent, eux, donner un petit aperçu de la situation.
- Qualité de l’enseignement : si on va débourser plus de 30 000 DH, les étudiants et surtout leurs parents ont le droit de se poser la question sur cet aspect. Lire la liste des matières ne suffit pas puisque, pour une même filière,toutes les écoles présentent le même programme. La différence réside dans la manière de donner les cours et la qualification du corps professoral. Même si les étudiants ne peuvent pas juger du contenu du cours, ils peuvent néanmoins savoir si un professeur est sérieux ou pas. On peut d’ailleurs demander conseil auprès des anciens étudiants ou d’un professionnel de l’enseignement. Il ne faut pas non plus négliger les partenariats avec des écoles étrangères de qualité ; il s’agit là d’un bon indicateur.
- Qualité de vie : l’image ne reflète pas toujours un enseignement de qualité mais l’infrastructure, l’emplacement, l’ambiance et les activités parascolaires jouent certes un rôle très important dans la formation des étudiants. Toutefois il ne faut pas se contenter des luxueuses plaquettes distribuées lors des forums de fin d’année ; si l’école n’organise pas de journées portes ouvertes, il faut se déplacer pour s’assurer de ses capacités matérielles.
- Stages : s’assurer que l’école s’implique vraiment dans la recherche des stages dans des entreprises de renommée qui assurent un bon encadrement et qui peuvent vous apporter un plus au niveau de votre CV.
De Zineb Yacoubi
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