Décliner ses prétentions salariales face à un recruteur s’avère un grand dilemme pour les jeunes candidats qui sont pour la plupart incapables de fixer un montant exact sans être lésés ou sans tomber dans l’excès. L’enjeu est grand : en avançant un montant au hasard, il y a le risque de demander un salaire en dessous ou encore d’exiger un gros salaire qui n’est pas en adéquation avec les compétences du candidat.
Aussi pour éviter de tomber dans ce piège, un travail en amont est nécessaire dès que le rendez-vous pour l’entretien d’embauche est fixé.
Il serait plus judicieux de se renseigner auprès de son entourage, en premier, des salaires pratiqués sur le marché ou encore de demander auprès de la concurrence le niveau de rémunération accordée à un profil similaire au sien.
A défaut de trouver une réponse adéquate, Internet et les réseaux sociaux pourront servir à cet effet. Il ne faut pas négliger les enquêtes sur les salaires actualisées chaque année dont celle du cabinet Diorh, à titre d’exemple.
Donc, le conseil à retenir est celui de ne jamais se prononcer sans se renseigner au préalable. Parfois, les candidats, surtout ceux qui cherchent leur premier job, ne sont pas très exigeants en matière de rémunération. La négociation avec cette tranche de la population s’avère facile pour les responsables de recrutement et les DRH.
A contrario, lorsqu’il s’agit de négocier avec des profils plus expérimentés et plus avertis, l’exercice est plus compliqué, surtout lorsque les candidats justifient d’une bonne expertise.
Dans ce cas, les personnes approchées considèrent de plus en plus le package offert. En effet, en plus du salaire d’autres avantages sont très demandés pour permettre un meilleur épanouissement. Cette quête de bien-être au sein de l’entreprise cible s’étend de plus en plus au sein de la génération Y et même celle qui la précède (X).
Le monde professionnel est en perpétuelle mutation. « Chacun peut avoir les ambitions qu’il souhaite, en termes de responsabilité ou de niveau de rémunération. Là n’est pas la question. Mais il faut se demander quelles sont celles qui sont compatibles avec les moyens ou la politique de l’entreprise », dixit les auteurs du livre « bien préparer son entretien d’embauche » publié par Studyrama.
Pour les débutants, voici donc quelques conseils pour leur permettre de bien se défendre face aux DRH et des responsables recrutement. Selon Ali Serhani, « si l’entreprise décide de recruter des jeunes diplômés, alors là nous pouvons dire que déjà, l’étape la plus difficile a été franchie ».
Donc dans ce cas il appartiendra au candidat de :
savoir se comporter au niveau de l’entretien,
de bien s’exprimer,
d’être humble mais tout en restant digne,
de maîtriser la langue de travail demandée,
d’être au courant de tout ce qui touche de près ou de loin l’entreprise dans laquelle il a postulé, sans oublier de se renseigner sur le secteur dans lequel elle opère.
Lors des entretiens ne jamais baisser la garde. « Votre interlocuteur pourra vous mettre à l’aise et c’est là où vous risquez de tomber dans le piège, car votre naturel réapparaîtra au grand jour et vous commencerez à vous oublier en croyant que vous êtes dans le café du coin en train de discuter avec votre partenaire de jeu de cartes ».
C’est dire que l’entreprise n’a pas besoin de « rigolos ». L’entreprise a besoin de gens sérieux sur qui elle pourra compter à condition bien sûr qu’elle-même, soit respectable et respectueuse de ses engagements vis à vis des candidats qu’elle embauche.
Source : Lematin.ma
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